Catégorie: A la mimine

Mercredi 13 Fév 2008

D'un combat

Ce mercredi, c'est la veille des Encombrants. Sorte de lutins magiques, les Encombrants passent la nuit embarquer des bouts d'armoires mortes, des valises défoncées, morceaux de tables, tuyaux et radiateurs en fonte abandonnés par leurs propriétaires.

Qu'en font-ils ? Mystère... Toujours est-il que ce soir j'ai un cadeau pour eux. Une maudite "Pièce du fond" à vider, autant que faire se peut (Ceux qui connaissent l'histoire de cette pièce s'abstiendront de commenter, merci).

Bref, j'ai posé ma journée, aujourd'hui, c'est le grand ménage.

Au fond de cette pièce infâmante vivote une vieille armoire grise. Et moche. Et à demi-pleine d'antédiluviennes revues scientifiques dont l'initiale qualité documentaire s'est fanée avec les ans, à mesure du jaunissement des pages et des progrès de la recherche.

J'ai convenu de m'en débarrasser. Armoire et entrailles, ainsi que d'un nombre incalculable de gros cartons vides, carcasses d'ordinateurs desséchées, sacs-dont-le-contenu-oublié-effraie.

Phase I
Après un vidage en règle, je veux donner à cette armoire de plus de 100 ans une sépulture décente, si ce n'est une seconde chance : je décide de la descendre entière, et de la laisser intacte sur le trottoir. En aura l'usufruit quiconque possédant une camionnette avant le passage des lutins de la nuit. Un bon coup de peinture et hop, elle sera repartie pour cinquante ans d'usage. Si moi, je ne peux plus la voir, autant qu'un autre en profite.

Je la traine donc hors de la pièce du fond.

C'est monstrueusement lourd, une armoire, même vide.

Et encombrant, aussi.

Pestant, suant, soufflant et au prix de heurts violents, je lui fais descendre, seul, la volée d'une dizaine de marches menant à l'ascenseur.

Pour réaliser que la bête d'1m20 de large, 50cm de profondeur et plus de 2m de haut n'entrera jamais de son plein gré dans la petite cabine. Ni de mon gré à moi, d'ailleurs.

Salope.

Phase II
N'étant pas prêt à lui faire descendre 7 étages à pieds, je remonte l'armoire chez moi. Connasse. Et décide de la démonter proprement.

Mais point de vis, que des chevilles entrées à force et des clous invisibles.

Baste, méthode forte. Scie sauteuse. Vais devoir lui démonter la gueule.

Phase III
Après avoir pété mes deux lames de scie sauteuse chinoise à 29,90€ sur des clous cachés, j'attaque la bête à grands coups de marteau.

Qui finit par casser, lui aussi.

[EDIT : il manquait des bouts]
Phase IV
Interloqué devant les débris du marteau - Doute - Désespoir.

Phase V
Ressaisissement - Révolte - Explosion
[fin de l'EDIT, la vérité historique est enfin sauve]

Phase VI
Sous un accès de véritable rage meurtrière, j'arrive à lui faire sauter les portes à coups de latte vengeurs, puis m'arqueboutant à l'intérieur de sa carcasse échouée au sol, je pousse en hurlant. Les côtes cèdent. Je force comme un damné, fou de haine. Je me détruis les bras et mains.

RHÂÂÂ... HANNNN !!!

La structure craque, mes vertèbres aussi.

La suite se passe dans un nuage de poussière aveugle : il n'est resté de la vielle dame que des miettes.

Le You : 1
L'armoire : 0 (enfin, elle m'a tout de même emporté les vertèbres L4/L5 - R.I.P.)

M'étant débarrassé des reliefs du corps et après une bonne douche, je viens de retrouver une paire de gants de bricolage planqués sous un carton... les fourbes


Mardi 20 Nov 2007

Oh patin, ça glisse (*)

Suite logique et inéluctable du post d'hier

Avoir sous les pieds la quintessence de la technologie à roulettes n'empêche pas de subir les aléas d'une météo capricieuse et d'en pâtir en sucette.

Exercice simple

La bande de roulement de mes rollers a une surface en contact avec le sol de moins de 0.5mm de large.
Mes roulettes sont bien dures, tant pour résister à l'usure que pour garder une bonne dynamique sur le bitume.
Sec, le bitume.

Au détriment de l'adhérence, principalement obtenue par le frottement dû à mes modestes 58kg et à la vitesse vigoureusement imprimée à l'ensemble.

Or le sol de notre riante Capitale est mouillé.
Trempé par les pluies depuis hier.
Et shlisgant d'une fine couche gluïde d'hydrocarbures, amoureusement déposée par des milliers de véhicules en rut.
Une vraie patinoire.

1 - Attendu que, parfois, il faut sauter sur les trottoirs pour éviter les flaques

2 - Attendu que les chaussées pavées luisantes de graisse ne sont pas votre ami

3 - Attendu que les bandes blanches des passages piéton, ça glisse sa mère

4 - Attendu qu'une relance d'élan d'un coup de pied vigoureux est proscrite dans ces conditions

Sachant que le dernier point fut négligé avec allégresse et la plus parfaite inconscience :

- Calculez et dessinez la parabole décrite par le You sur ses patins ce matin, du côté de Montparnasse.
Extrapolez le bruit de la chute dans la marre inondant le caniveau, en son point le plus profond, ainsi que la longueur du chapelet d'injures qui s'ensuivit.

Question subsidiaire : devinez qui, exceptionnellement, n'avait pas pris de fringues de rechange pour aller bosser ce matin ?

Voila pourquoi je préfère nettement dire "patins à roulettes" plutôt que "rollers".
"Patins", conserve un sème de "truc instable super glissant et casse gueule à comportement aléatoire" qu'on perd avec la version anglaise du même objet. Non ?
Permalien Posté par You à 13:05, Catégories: La vie, l'univers, le reste, J'ai testé..., A la mimine,   -  
=> 23 Kommantaires, kamarade

Jeudi 24 Mai 2007

Je me la pète

Le rapport du toubib accompagnant mes radios de la main

Rappel clinique : traumatisme récent de l'auriculaire droit

"On met en évidence un œdème des parties molles péri-capsulaire en regard de l'interligne articulaire inter phalangien proximal de l'auriculaire droit, avec arrachement osseux postérieur de la base de la deuxième phalange"

Ça a de la gueule, non ?


Vendredi 16 Fév 2007

Rééducation sentimentale

(Juste une fois, je me lâche.
Et après promis je ne vous emmerde plus avec ça)

Se lever, le matin, et ne pas faire de bruit, mettre la radio tout doucement, pour ne pas réveiller... qui ?
Plus personne.
Douche, brossage des quenottes, un coup de déo - et un pschitt d'Acqua di Giò sur le torse pour...
Non, juste pour soi, finalement…
Le lit est déjà vide, froid – il n’y a plus de bisou tendre qui réveille en douceur à livrer avant de s'envoler bosser.

Le soir, rentrer, par habitude désormais.
Le nid est désert après tout, personne ne m'attend plus - alors pourquoi se presser de rentrer ?
Paris m’attend ! Oui... pas ce soir, qu’il attende encore un peu.

Se dire qu'on ferait bien à manger. Mais la question n'est plus "quoi ?" mais "pour qui".
Et finalement : "pourquoi ?".
Car je n'en suis pas encore au "pourquoi pas"...

Redécouvrir l'appartement.
Ces coins réservés, domaines de l'absente, étagères maintenant vides ou presque. Difficile de se réapproprier ces territoires cédés sans s'en rendre compte, et finalement si vite désertés.
Briser le tabou, effacer les ronds de poussière, y poser mes affaires, planter mon oriflamme – Il le faudra, de force, contre moi-même.
Comme un chat sentirait encore l'odeur de l'"autre" et n'oserait s'y aventurer.
J’ai encore du travail de rééducation sentimentale à faire.

Et se dire que finalement, on rachèterait bien quelques soutiens-gorge.
Pas pour les porter, non (je n'en suis pas rendu là).
Juste pour les suspendre, de ci de là.
Une guirlande de soutiens-gorge c'est bien la plus belle déco qu'on puisse faire dans un appartement !

- - -

Ce soir, après plusieurs nuits d'insomnie, j'espérais m'effondrer comme un sérac, terrassé par le sommeil, et arrêter un peu d'y penser.
Perdu. Trop crevé pour sortir patiner, trop claqué pour dormir tout de suite.
Me reste plus qu’à tester mes tisanes inuites « Délice boréal » (venant tout droit de Mamaittuqutik au Labrador) devant un bon DVD de metal (Children of Bodom ? Parfait.)

Pour renaître demain matin, un peu plus neuf, un peu plus jeune, un peu plus heureux, un peu plus libre, j’espère…

Et reprendre ma galopade dans la vie, petit bouquetin un peu timbré sautant en solo de rocher bizarre en rocs crétins par dessus les abymes.

Shptoïnk, shptoïnk, shptoïnk, shptoïnk, shptoïnk...

.

Permalien Posté par You à 00:08, Catégories: La vie, l'univers, le reste, A la mimine,   -  
=> Déjà 26 machins, and counting

Jeudi 18 Jan 2007

L'Antre de la Bête

Ma nature profondément démoniaque
a enfin été reconnue officiellement.

Et pas par n'importe qui.
Par une institution majeure de notre gouvernement.

J'explique :

Je suis le Mal incarné, le Prince des Ténèbres, Démon parmi les hommes. Je suis Légion à moi tout seul.

Si si.

Ok, ça peut vous paraître étrange, mais c'est un fait.
Parfois je fais croire que non, je planque mes cornes de bouc sous ma chapka et mes pattes fourchues dans de lourdes pompes de montagne.
Ha ha - un être naïf s'y tromperait presque.

Mais j'occupe une tanière, une Antre de la Folie imprégnée par le Vice.
Ça, je ne peux le cacher, l'aura maléfique de mon repaire me trahit.

Et c'est pas moi qui le dit, c'est Bercy.
Cette année, le Ministère des Finances m'a réclamé la Taxe d'Habitation adéquate, un somme parfaitement adaptée à mon sweethome démoniaque :

<br />
Une somme de 666€

.

Il va sans dire que là, j'étais ravi de les payer !
Et que la lettre de rappel des Impôts +10% pour non paiement suite à la perte du chèque par la Poste m'a un tout petit peu énervé, du coup.

(Hey, vous avez vu ? avec une note pareille, je suis presque présidentiable :D)


Samedi 23 Déc 2006

Bеселое Pождество

[IMAGE]
Et des grosses galoches à la Russe à tous ceux qui passent ici !

Permalien Posté par You à 22:48, Catégories: La vie, l'univers, le reste, A la mimine,   -  
=> ça bavarde sec avec 9 propos irresponsables

Mercredi 13 Déc 2006

Un éclat de finesse dans un monde de Bisounours

[photo]Sacré bordel de putain de saloperie de vase à la con

Sacré putain d'enculé de bordel de vase à la con.
Ouille, mon doigt.
* - *
* - *

[Edit poétique Sully Prudhommesque]

Le vase où meurt cette verveine
(??? c'était des roses d'abord)
D'un coup d'éventail éponge fut fêlé ;
Le coup dut l'effleurer à peine

(Mes couilles, ouais !),
Aucun bruit ne l'a révélé
(A part un grand "KLING !!!" et mon hurlement).

Mais la légère meurtrissure
(On voit bien que c'était pas ton doigt, Ducon !),
Mordant le cristal chaque jour,
(Nan, juste une fois, pis c'était du verre)
D'une marche invisible et sûre
En a fait lentement le tour.

(nawak. il s'est explosé dans l'évier, c'est tout)

Son Mon eau fraîche sang bouillonant a fui goutte à goutte,
Le suc des fleurs s'est épuisé ;

(gni ?)
Personne encore ne s'en doute
(Ah ça, ça m'étonnerait, j'ai dû réveiller tout le quartier),
N'y touchez pas, il est brisé.
(Ouais, j'avais remarqué, merci.)
(Abruti.)

.


Mardi 14 Nov 2006

Bah alors ?

Beaucoup à dire.
Des tonnes à raconter.
Vraiment.

Mais pas le temps.
Du tout.
Désolé.

URGENT : Achèterais manuel du Petit Cloneur + labo
Faire offre.


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The Mönstrous Kazette von der Alpages

Et youpi tralala, Glürtenzfeildt ein that Mönstrous Kazette von der Alpages ! Un p'tit bouquetin découvre le monde... et le grand Nawak Universel. Curieux/se? Cliquez sur le mouton

You

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