Article complet: Balade givrée en Laponie Finlandaise

Lundi 09 Avr 2012

Balade givrée en Laponie Finlandaise

Coucou tous - je reprends texto ici un petit compte-rendu fait pour randonner-leger.org, ce qui explique quelques redites. J'ose inférer que vous aurez la bienveillance de bien vouloir m'en excuser ;)
You



D'ABORD, UNE ENVIE DE FRAICHEUR

Février dernier. Avec Astex, nous sommes partis une douzaine de jours en Laponie Finlandaise, faire un tour en raquettes-pulka et bivouaquer sur le lac gelé d'Inari.

Inarijärvi l'hiver, c'est 1000km² d'un lac glacé situé au nord du Cercle Polaire.
Une étendue blanche aux contours indéfinis et déchiquetés, ponctuée de milliers d'îles fichées d'arbres noirs.
Un milieu plat, froid, serein, parfait pour passer des vacances reposantes loin du tumulte urbain !

Bien entendu, pour faciliter la balade, nous avions prévu de réduire notre matériel au minimum possible, quitte à en pousser un peu l'aspect "rustique".

* Pas de réchaud à essence : nous avons compté sur le bois mort abondant pour faire fondre notre eau quotidienne.
Réussite totale, on aurait pu largement se passer de prendre nos réchauds à bois.
* Pas de tente double paroi "4 saison" : un tipi Golite fut plus que suffisant pour nous abriter de la neige et du vent.
* Pas de skis : par choix. Plus simple de trimballer une paire de raquettes, permettait de garder nos Sorels adorées avec la certitude de ne pas perdre nos orteils, etc.
Et tant pis si nous couvrions moins de distance, nous n'étions pas là pour ça.
* Et enfin : pas d'itinéraire ! Nous avions quelques pistes, et avons décidé de voir sur place selon l'enneigement, les températures (qui a plongé à -42°C la semaine d'avant notre arrivée !), l'état de la glace sur le lac etc.

Au final, nous avons improvisé une boucle féerique d'île en île sur le lac.


Randonner sur un lac, ça donne une allure de canard...

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EN MARCHE !

Orientation : carte, boussole, GPS, traces

Pas de souci réel d'orientation sur place une fois qu'on a compris quelques bricoles :
1. le soleil se lève vaguement au sud le matin, monte vaillamment jusqu'à un angle de 20° en milieu de journée, youhouuu, et retourne paresseusement se coucher plus ou moins au sud le soir.
2. En partant d'Inari, on est au coin sud-ouest. Donc toute boucle visant à retourner au sud-ouest a de fortes chances d'aboutir. Ça aide à rester serein les jours de white-out.
3. L'hiver, le lac gelé sert de voie de communication rapide aux Saames (le vrai nom du peuple lapon). Les pistes de motoneige sont indiquées sur la carte, et bien sensible sous les raquettes quand on tombe dessus. (Ô joie, de la neige tassée !)

Troupeau de motoneiges sauvages passant dans le lointain

Donc carte, petite boussole et zouh ! Pas trop moyen de se perdre si on n’a pas un planning tendu.
Je n’ai sorti notre petit GPS que de rares fois, pour faire un point inutile...

Raquettes
J'ai déjà dit tout le bien que je pensais sur RL de mes raquettes Yowies, toute légères (1kg la paire). En fait la Laponie semble bien être leur terrain de prédilection !

Le renne (trace de droite) a des raquettes naturelles, lui. ça c'est de la MUL !
(Enfin non puisque c'est un renne...)


Une ambiance justifiant parfois le port de lunettes jaunes, pour coller un coup de soleil artificiel et éviter de sombrer dans la mélancolie.

Pulka, sac
Ce genre de balade vivifiante - plus d'une semaine dans un froid cristallin, éloigné de tout point de ravitaillement - suppose d'emporter deux ou trois bricoles un tantinet encombrantes. Nourriture, abri, duvets, matelas, doudoune...

Pour trimbaler tout ça, ya la pulka !
On a pris une paire de bacs en plastique Snowsled "Ice Blue" assez légers, 2.2kg. Chacun tractait sa pulka avec une paire de cordelettes arrimées à la ceinture de nos sacs à dos via des mousquetons légers.

Un élastique pour absorber les chocs, et "Hue Rudolph !"

Vous me direz "mais pourquoi prendre aussi un sac à dos, quand tout tient largement dans la pulka ?"

Tout simplement parce que sa ceinture servait à tracter confortablement la pulka, et surtout pour pouvoir larguer ladite pulka de temps en temps et aller faire les andouilles dans les tunturi, sans devoir abandonner eau liquide, doudoune, moufles, de quoi lancer un feu, et s'abriter dans mon Jerven Bag Thermo sur un carré de mousse. Tout problème se paye très cher quand les températures plongent, alors autant rester aussi autonome que possible.

-

VOYAGE GASTRONOMIQUE

Réchauds, feu
Nous sommes partis avec une paire de popotes de 2L et leur couvercles, et deux réchauds à bois.

La bonne blague : le Bushbuddy (tout petit réchaud à bois minimaliste de 130g) s'est avéré impossible à alimenter brindille par brindille avec des moufles par -15°C.
Et le Réchaud bois Kuenzy MF (un poil plus gros, minimaliste aussi dans sa conception), posé sur la neige, il fini par y faire un trou et sombrer dedans après avoir renversé la casserole pleine, ou par enflammer la plate-forme en bois qu'on avait construit pour limiter le phénomène en question.

On s'est vite résolu à abandonner la philosophie minimaliste, "no-trace" et civilisée, et à faire de vrais feux dans la neige.

Avec le recul, je prendrais plutôt une très grosse bouilloire avec hanse, à mettre directement dans le feu, et pas de réchaud du tout. Il y a du bois mort partout là haut. Avec un peu de pratique, des Bics maintenus au chaud, un firesteel en secours et quelques allume-feu variés, faire fondre son eau ne pose aucun souci.

Vous connaissez l'histoire de Plouf la Casserole ? Alors c'est l'histoire d'une casserole qui se réchauffe sur son copain Glouglouglou le Réchaud, et d'un seul coup... Ah vous la connaissiez ?


Changement de stratégie : blam, tout au feu.

Cambuse
Pour faire le feu, une petite scie pliante Fiskars de 20cm (100g) et un peu de bonne volonté nous ont suffit.
La mini-hachette d'Astex et mon énorme coutal très romantique, bien que ludiques, auraient parfaitement pu rester à la maison.
Car faire un feu là-haut c’est :
1. Aborder une île.
2. Faire 10m dans la poudreuse, récolter brindilles et branchettes mortes.
3. Refaire 10m et sélectionner l’arbre mort le plus proche..
4. Tirer dessus à la main pour l’abattre.
5. Scier le tronc en buchettes.
6. Monter votre feu à l’abri du vent
7. L’allumer. Youpi, ça flambe.

Avec ça, vous faites fondre la neige du soir, hydratez vos lyophs, mangez au chaud, et passez un agréable moment à attendre les aurores boréales !

Louche, Nalgène
Pour remplir les Nalgènes (gourdes d'1L à large goulot, quasi indestructibles et résistantes au gel), j'avais prévu un vieil entonnoir en plastique.
Il a explosé en miettes le premier jour à cause du froid.
Heureusement Astex avait pris une louche (en plastique aussi, mais plus solide).
Sans elle on aurait bien galéré pour transvaser l'eau bouillante de la popote à peine sortie du feu dans les Nalgènes ou nos sachets lyophs.


Ça n’a pas empêché notre eau d’avoir systématiquement un goût de vieux lapsang-souchong jaunâtre, cendres incluses. Popote direct dans le feu, couvercle retiré pour pouvoir la saisir avec une poignée amovible : nous avons bu de l’eau parfum fumée/cendres froides pendant tout notre périple.
Donc : Vive les bouilloires !!!

En parlant d'eau, un petit truc pour la garder liquide : gardez vos Nalgènes emballées dans un pull, près de votre dos dans le sac, ou protégées par votre matelas mousse. Et dans votre sac de couchage la nuit.
Ça vous épargnera le poids d'une thermos !

Lyophs
Gourmets mais n’ayant aucune envie de "cuisiner" on a fait au plus simple : on a embarqué une provision des meilleurs lyophilisés disponibles. Des Fuizion, et des Real, bien roboratifs. Le Ragoût de bœuf à la bière m'a laissé un souvenir ému. Quant au petit dej’Haricots blancs-saucisses, rhâârgl, slurp-miam.

Conseil : si vous partez un peu longtemps, que vous aimez manger et comptez vous nourrir en partie de lyophs, testez-les avant de partir, des fois on a des surprises - mais pas toujours des bonnes !


Et dire qu'en s'y prenant bien - et en galopant très vite, on aurait pu se faire des grillades de renne tous les soir !


Foyer, doux foyer...


...Home sweet home !

-

AU DODO !

Tipi, corps morts, glace
Nous sommes parti avec un simple tipi Golite, une couv' "de survie" bien épaisse (plus facile à replier) et robuste au sol, et de bons matelas chacun.
Le tipi fut parfait pour nous maintenir à l'abri du vent et de la neige, simple à monter, à démonter, à ancrer un peu n’importe comment, et assez spacieux pour un petit hobbit (moi) et un grand troll des montagnes (Astex, le Pourfendeur de Troncs).
J'avais pris des ancres à neige en tissus : tenue nulle dans 30cm de neige poudreuse sur la glace. A la place on a bricolé des corps morts avec nos raquettes, les pulkas, des branches etc tous les soirs. Nickel.

Dormir : sacs de couchage, oignon
J'ai voulu être modulaire et assurer le coup, sachant que là-haut en février les températures peuvent passer du dégel à -40°C ou inversement en une dizaine de jours.
Du coup, j’ai fait l’oignon. Tant pis pour la chasse au gramme.
Sac de couchage synthétique bien large (Enorme Carrinthia Def4 confort -15°C habillé) + duvet à l'intérieur (Mirage confort -5°C). En gigogne, ok pour du -25°C.

Par là dessus, un truc extra : un Jerven Bag Thermo Mini-Hunter. En gros, c'est comme un sac de couchage rectangulaire, qui s'ouvre en haut et en bas, totalement imperméable, avec des trous zippés pour passer les bras, et une couche d'isolant à l'intérieur. 995g (Oh mon dieu !)
- Servait de complément thermique efficace à mon sac de couchage.
- Et de sursac pour quand je glissais de mes matelas pendant la nuit (toutes les nuits, donc).
- Et surtout de doudoune chaude tous les soirs !

Ultra-spécifique, mais sa polyvalence et sa simplicité d'utilisation justifiaient totalement à mes yeux son poids et son emport.


Sur la pulka, devant : sac de couchage dans un sac étanche jaune, Jerven Bag Thermo à gauche, vite accessible. Nourriture, pelle, scie, casseroles, bouquin sur les conquetes polaires, et autre babioles dans le sac TNF jaune à l'arrière.
Photo de droite : Le Jerven Bag - ou comment avoir l'air d'un Jedi perdu sur Hoth. Ou juste avoir l'air bien crétin, selon.

Matelas : un sandwich, s'youplait !
Même principe, j’ai panaché. J’ai empilé deux demi-matelas. Un mousse (Z-Rest recoupé à 130cm) et un auto-gonflant (Prolite S). Sur un Arkmat ultra-léger (mousse de 127g) en pleine longueur (2m).
Forcément dans la nuit le tout finissait par bouger...
La prochaine fois, ce sera Arkmat + Ridge-Rest en pleine longueur ! Et Therm-A-Rest NéoAir (gonflable ultra-léger aussi) si je me sens délicat :P

-

POUR ALLER PLUS LOIN... plus léger ? Je simplifierais le matos.

- Pas de pelle. Eraz, du forum de randonnée légère, avait raison : la SnowClaw ("pelle" en plastique sans manche de 190g) de suffisait largement dans ces conditions, pour terrasser un peu la neige sous le tipi et creuser les tranchées pour ancrer celui-ci. (Hop, 500g de moins)
- Aucun réchaud à bois pour 2 (pouf, 687g de gagnés)
- Pas de gros couteau forgé. Mon Brusletto Balder (Tout petit couteau typiquement du coin) de 38g étuis inclus suffisait largement.
- Pas de gants de bricolage en croûte de cuir, mais gros gants de percheman en cuir fourrés.
- 2 paires de gants merinos/opossum avec mes moufles hi-tech (et pas de surmoufles). Sont top, mais fragiles. Une fois troués sur 3 doigts à chaque main, on sent le froid qui pique...
- 1 matelas épais en mousse long, et pas 2 courts. Simplifions, tudiou !
- Une grosse bouilloire !
- Pas de cuillère. L’ayant perdue, et mangeant à même les sachets de lyoph, je me suis rendu compte que je pouvais parfaitement faire sans. Au prix d’une perte indéniable de dignité et de classe. Shluurp.

Des gants en opossum/mérinos, portés sous des gants de bricolages congelés et durs comme du bois : en trois jours, ça fait des mitaines.

ET SINON ? poids !
Au total, chaque pulka faisait environ 17kgs le matin du premier jour, dont un peu plus de 6 kg de nourriture, et j’avais 6kgs sur le dos, dont 2L d'eau.
Franchement, vu comme ça glissait bien et comme on était heureux dans notre désert glacé, on a rien senti.




Commentaires:

Commentaire de: Aurélia [Visiteur] · http://dalmainlondon.canalblog.com
Tout le long de l'article je répétais dans ma tête "j'vais juste lui dire qu'il est rien qu'un grand malade !!" mais finalement, avec la photo de renne trop mignon que tu nous montres à la fin, ben limite je crois que je serais prête à le tenter, ton trip de l’extrême, là.
Après 10 ans d'entrainement bien sûr parce que là j'ai parfois mal dans les jambes juste après avoir traversé Hyde Park.
Laissez passer la chochotte, donc.
Permalien Lundi 09 Avr 2012 @ 20:01
Commentaire de: Astex [Visiteur]
Youhou youhou ! J'ai du mal à croire qu'il y a un mois on allumait de petits feus dans la toundra en déconnant avec des hachettes.

Ici il fait trente degrés et la clim est à fond, les petits prennent de petits coups de soleil et les grands de grands coups de soleil.

Dès que tu veux faire un peu des balades, on t'accueille. X-Ultra-léger : paréo, casquette.

Astex
Permalien Mardi 10 Avr 2012 @ 06:17
Commentaire de: anne des ocreries [Visiteur] · http://cametriturealorsjencause.blogspot.com
" Givrés". C'est bien LE mot. :)
Mais alors, chuis bluffée tout de même. Devait être super chouette. Pis, j'apprend des choses, hein ! ah bon, y se lève pas toujours à l'Est, le soleil ? (je devrais parfois sortir de chez moi. :D )
Permalien Mardi 10 Avr 2012 @ 09:44
Commentaire de: Le You [Membre]
Aurélia > C'est bête, t'as raté la saison hivernale en Ecosse. J'ai pourtant cru comprendre qu'il y avait de quoi faire dans les munros, c'est blindé de cascades de glace kromeugnones.


Astex > Très, très noté. J'ai une revanche à prendre - ou une symétrie auriculaire à parfaire, au choix.
Sinon, euh... on y retourne ?


Anne > Oui enfin, quand je dis "le soleil se lève", c'est très subjectif hein. Après, la direction, c'était sud, sans équivoque.



Permalien Mardi 10 Avr 2012 @ 22:52
Commentaire de: fonji [Visiteur] · http://www.fribourg-est-independant.org
Il y a un monsieur atteint de la grave et rare maladie rectanglenoirsurlatronchite didont !
Permalien Dimanche 15 Avr 2012 @ 14:03
Commentaire de: Pelenato [Visiteur]
salut!
je te suis de loin (Pacifique sud) et j'apprécie tes articles; en fait je rigole bien, c'est choc!
bonne continuation d'aventure.
Permalien Mercredi 18 Avr 2012 @ 08:32
Commentaire de: Sebika [Visiteur] · http://sebika.wordpress.com
Quel beau voyage !
Les mots c'était sympa... mais les images c'est encore mieux !!
Je suis même complètement jalouse, bien que je serais pour ma part décédée au J-2 (avant de partir en somme ^^).
:) C'est quoi la suite ?
Permalien Lundi 30 Avr 2012 @ 00:02
Commentaire de: Juan Olaf [Visiteur] · http://vanderbilout.over-blog.fr
Bonjour ô noble voyageur,
Je viens par ce commentaire, faire un appel.
Un appel à contribution (oui je sais c'est un peu cavalier, nous ne nous connaissons pas vraiment, même si à la maison je parle souvent avec bonheur et délectation des pérégrinations du You des Alpages, du You de Scandinavie ou du You dans l'Everest...)
Malgré tout, et si tu es curieux, je souhaiterais (je me permets de de vous tutoyer...) te proposer un projet dans lequel je pourrais et souhaiterais t'intégrer ... Mais ce serais plus facile par mail. Alors peut être à bientôt.

Juan Olaf Van Der Bilout 2ème du nom
Permalien Mardi 08 Mai 2012 @ 14:18
Commentaire de: Le You [Membre]
fonji > Je ne voulais pas qu'on le reconnaisse : il est recherché par la police. (Sinon, pourquoi se serait-il exilé à 9000km de chez lui sitôt notre retour, hein, hein ?)

Pelenato > Ciel un/e antipodiste - Maéva dans les alpages :)

Sebika > La suite ? Du wingsuit à dos de dromaludaire parmi les troupeaux d'orques tridactyles dans les plaines du Chomolungma.

Juan Olaf > Mon pigeon voyageur t'envoie un pneumatique par telex de ce pas.


Permalien Mardi 08 Mai 2012 @ 16:17

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