Catégorie: Du nawak

Mercredi 26 Mar 2014

50 nuance de Taïg-argh (Bonus)

Or donc, dans l'épisode précédent, j'ai réussi à nous faire passer, mon impétrant et moi-même, pour deux parfait poivrots disciples du Captain Igloo-Igloo-Hips .
Démenti formel : en parfaits gourmets, nous avons fortement privilégié la qualité à la quantité.

Talisker ? Oui, mais du 18 ans. Une tuerie.
Laphroaigh ? Pareil : un whisky majeur, en age de conduire sa motoneige tout seul.
Cognac ? "Leyrat fait de très belles choses", comme on dit sur les blogs gastronomiques.
Port Charlote ? Je vous laisse vous renseigner comme des grands...
Quant à la goutte artisanale du grand-père d'un ami, je préfère me taire tellement ce genre de délice papillaire est, et doit rester, confidentiel...

Bref, du bon, avec toute la modération qu'impose la vie dans un congélateur.
A savoir : à la moindre connerie, on perd des doigts...

Bref.

C'est donc parfaitement à jeun et après une journée sportive de pas loin d'une trentaine de bornes sur la glace, que nous nous somme arrêté dans une cabane.

Une cabane finlandaise, à savoir un havre de paix en rondins.
Dans une crique, au milieu de nulle part.
Entourée par les rennes.
Avec un poêle.
Et du bois pour le faire tourner.
Ils ont vraiment le sens de l'accueil, ces Finlandais.

Bon, c'est pas le tout, mais ça caille.
Qui dit poêle dit bûchettes, qui dit bûchettes dit refente : mon coéquipier sort la hachettes, et banzaï, il s'affaire derechef à tailler des cure-dents pour allumer le feu.

Tchac-tchac-tchac-tchreuk... grumphf...
Tchac-tchac-tchac...
"Dis, ça nécessite tout de même un certain apprentissage !"
Tchac-tchac-zip... mheu ? Mais... Aïeu !

Bon, rassurez-vous, plus de peur que de... euh... enfin...
En tout cas ça prouve l'utilité d'affuter sa hachette comme un rasoir : c'est absolument indispensable pour obtenir une coupe propre et nette, réparable au fin-fond de la taïga avec du scotch SterilStrip sans conséquence gravissime .

Sous réserve, bien entendu, de se couper selon un angle qui ne tranche pas totalement le pouce.
Mon compagnon a eu cette intelligence.
Une sorte de palliatif en attendant d’acquérir l'"intelligence de la main".

Et ce n'est qu'après cet épisode chirurgical que nous avons terminé Laphroaigh, Talisker et cognac.
Je n'avais pas d'autre anesthésique dans notre mini-pharmacie...

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Mercredi 26 Fév 2014

50 nuances de taïglagla (La suite)

Je réalise qu'il est temps de démythifier un peu ce voyage et ses protagonistes.

Certes, il m'est flatteur de vous servir l'image épique de deux aventuriers du froid, héros hirsutes et inflexibles perdus dans l'immensité glacée de la taïga infinie, bravant tempêtes boréales et rennes sanguinaires.

La réalité est légèrement différente.

Comme nous sommes parti fin janvier, les journées furent courtes.
Voici le déroulement d'une journée typique de deux marathoniens de l’extrême :

08h : Une vague lueur point : le jour se lève. Pas nous.

09h : ...

10h : ...gnu ?... mh.

11h : Nous finissons enfin par vaguement ouvrir un œil. Chacun s'extirpe de ses sacs de couchage, on relance le feu.
Petit dej' chocolat/céréales, car je n'ai pas réussi à me procurer assez de saucisses/haricots avant de partir.
Et quickstart au Talisker, histoire de huiler la machine.

12h : Bon, c'est pas tout ça, mais faut y aller. Le camp est vite plié, on attelle les pulkas, chausse les raquettes et en route !

13h : Stop ! c'est l'heure des cacahuètes. On fait glisser avec une lampée de Laphroaigh. S'agirait pas de rater l'apéro.


Le paysage reste sobre. Lui.

14h : Euh... On va par où au fait ? C'est quoi l'île toute noire à gauche ? Käyränokkasaaret ou Salasalmensaari ?
Bon... d'après le soleil on se dirigerait vers...
Ah bah non, pas de soleil...
Ok...
Et merde : on s'est encore perdu.
Bon, on s'en fout, il nous reste de l'eau de vie de prune.
"Kippis !" comme on dit dans le coin.

Mouiiii...


Bon bon bon...


Ah, un panneau ?


Ah. Spartiate. Au moins c'est raccord avec le paysage.

15h : Une poignée de graines, fruits séchés, chocolat. Fait faim dans ce frigo.
Tiens, on a de la visite...

16h : "Houlà, il se fait tard, la nuit ne va pas tarder. On dort où ?".

Là, c'est pas mal.

On aborde une ile, trouve le côté sous le vent et youkaïdi-youkaïda, c'est parti pour une heure de bûcheronnage.

Tchoc-tchoc-tchoc à la hachette, abattage d'arbres morts à la main, refente du bois congelé à cœur au couteau.

On déblaie un peu de neige sur la glace, une plateforme de rondins pour éviter que le feu ne coule tout de suite au fond du lac et paf, un beau feu qui crépite !

17h : On a bien bossé. Ça se fête. Armagnac !
Pendant que la neige fond dans la bouilloire, on peaufine notre nid douillet pour la nuit. Deux bâches, un sandwich de matelas, et nos duvets par dessus. Royal.

18h : A taaaaable ! Lyophilisés. Des bons.
Si si, je vous jure, ça existe.
Ça doit faire six mois que j'en teste le midi au bureau : les collègues me prenaient pour un barge.
Mais depuis mon retour, pour eux, je suis "celui qui dort avec les ours polaires".
Une légende.
Hééé ouais.

19h : On a refait nos réserves d'eau liquide, dans les Nalgènes bouillantes qui rejoignent le fond de nos sacs de couchage. S'agirait pas de les laisser geler dehors cette nuit.
Tiens, d'ailleurs, on boit quoi nous ? L'était pas mal le petit Port Charlotte d'hier soir, un whisky plus fruité que le vieux Talisker de ce matin. On se les compare, avec une tranche de salami grillé ?

19h12 : Grouaaaarh... Dodo.

Enfin, dodo... c'est vite dit.
Car dès que je m'endors, je ronfle.
Ce qui réveille mon compagnon de banquise.
Qui me réveille à son tour, pour me faire taire.
Alors, le loooong cycle infernal de la nuit polaire commence...

Ce qui explique notre épuisement au petit matin, et les réveils tardifs.

Une prochaine fois, chacun sera totalement autonome question matos, et dormira sur une île séparée d'au moins un mile de distance.
Ça nous évitera de nous entre-tuer.

Parce que là, avec nos hachettes affûtées comme des rasoirs et nos énormes coutelas d'une coudée de long toujours à portée de main, on est pas passé si loin du drame nocturne.

Au point que l'un d'entre nous, un soir, dans une cabane, a fini par s'adonner à l'auto-mutilation...

(A suivre...)


Lundi 03 Déc 2012

Drôle d'oiseau

Immensément fier de notre progéniture, j'ai la joie de vous annoncer que notre petit Lapinou des Alpages imite déjà à la perfection les volatiles suivants :

- Le freu malcommode
- Le grand corbeau enroué
- Le ara d'Amazonie affamé
- La mouette rieuse furax
- Le canard de barbarie barbare
- Le phoque malade
- Le ptérodactyle en folie
- Le paresseux kromeugnon

Alors certes, je nous prédis des nuits courtes.
Mais je lui prédis surtout une carrière de biologiste hors pair !

________________________________________________


________________________________________________

Lapinou des Alpages tiraillé par la FAIM à 3h42 du mat'
Au dessous, sa mère, acculée pas la BÊTE.
Au loin, son père s'enfuyant lâchement dans le sommeil*...

* Non pasque bon, je bosse aussi demain :-s


Vendredi 01 Jun 2012

Oups

Programme pour ce houïckquhendde :

1. Chercher un sommet de 3000m accessible en train depuis Paris
- ✔ check

2. Prendre un billet SNCF pour foncer lui flatter la croupe en aller-retour express
- ✔ check

3. Re-vérifier la météo du week-end
- ✔ check

4. Oh. Constater qu'il y a eu une mise à jour tendant vers l'humide...
- euh... ✔ check...

5. Ajouter une combinaison de plongée et un tuba dans le sac à dos, remplacer les crampons par des palmes.

Bon, paré.
Je sens que ça va être festif.

Permalien Posté par You à 01:42, Catégories: Du nawak, Balade,   -  
=> ça bavarde sec avec 9 propos irresponsables

Dimanche 06 Mai 2012

Interlude citoyen (Naar Netherland !)

Voter, c'est important.
Il ne vous reste que quelques minutes à quelques heures selon votre lieu de résidence pour accomplir votre devoir civique.
Comme ce blouzgue n'est pas un lieu de débat politique et que je m'en voudrais de vous influencer d'une quelconque manière, je vous laisse sur ces quelques images bucoliques en guise d'interlude.

[EDIT : Ouf !]

PS : n'oubliez pas non plus d'aller voter pour les législatives !


Vendredi 16 Mar 2012

Le Pendule de Füüko

Le Pendule de Füüko, ou Encore un post avec des Trucs Verts

Lundi 27 février, Inari, nord de la Laponie - dernier jour
Nous montons dans le bus qui nous redescend vers Ivalo (4000 habitants, 6 stations service, 1 aéroport...). Et soudain : "Meeeerde, mon petit appareil photo étanche ! Je l'ai laissé sur le tas de neige, hier soir, quand on regardait les aurores boréales ! M'en suis servi pour caler le gros..."

Quelques minutes et coups de fil plus tard, une bonne âme va jeter un œil au fameux tas de neige, trouve l'appareil (et les 300 clichés pris lors de cette balade givrée), et accepte gentiment de me le renvoyer par la poste, en colis suivi.

Ouf !

Les jours suivants, je suis donc le colis sur le net, et le vois avec plaisir passer par Rovaniemi, Oulu, Tampere et Helsinki.
Helsinki +1 jour.
Helsinki +2 jours ...
Helsinki +3 jours ..... ?

Et repartir dans l'autre sens !
Damn.

Höp-lää, comme on dit là-bas :
Helsinki.
Tampere.
Oulu.
Rovaniemi.
Inari, tout le monde descend.

La bonne âme d'Inari récupère le colis, et m'explique par mail que la Posti refuse d'envoyer par avion un colis contenant une batterie ou des piles. Bon. Yaka la virer, remballer le tout, et réexpédier, merci beaucoup madääme, vous êtes adorable.

Sitôt dit, sitôt fait - et c'est reparti pour un tour :
Inari.
Rovaniemi.
Oulu.
Tampere.
Helsinki... décollage !

Le 7 mars, le colis arrive finalement à... Ulkomaa.
Oh.
Mais je me rassérène bien vite en apprenant qu'"Ulkomaa", ça veut dire "à l'étranger", en finnois. Je vais enfin recevoir mon appareil et mes photos :)

Oui mais "à l'étranger", j'aurais dû le prendre au sens littéral : le colis était juste potentiellement partout, sauf en Finlande.

Et en effet, deux jours plus tard, le site de la Posti m'informe que "Lähetystä on yritetty luovuttaa, mutta vastaanottajaa ei tavoitettu."
Ah. Quand même.

Mon ami Google m'explique qu'en fait "L'envoi doit avoir tenté d'abandonner, mais le destinataire ne peut pas être atteint pour".
En bref, adresse erronée, retour à l'expéditeur.
Et hop, mon colis repars direction Helsinki.

Et youpïï c'est repaartii :
Wherever.
Helsinki.
Tampere.
Oulu.
Rovaniemi.
Inari.

Bouhouhou.

Re-échange de mails :
-"Par le Grand Renne Musqué, Määdame, je suis tellement confus d'abuser de votre gentillesse mais manifestement vous allez à nouveau recevoir mon boomerang et...
- Mais ne vous inquiétez pas, mon bon Monsïïeur tout va bien se passer."

Voilà.
Hier soir, mon appareil-photo a quitté le nord des terres saames pour la troisième fois en trois semaines, entamant ainsi sa longue migration vers le sud.

S'il me rejoint un jour, ce sera après avoir parcouru plus de 15,000 km.
Dont 11,000km tout seul, comme un grand.

J'ai bien fait de choisir un modèle "baroudeur"...


Bref, j'attends mes autres photos de Laponie.


Lundi 20 Jun 2011

Bouche-trou

Chers vous tous,

Je vous avais promis une histoire de passoire ; voici.

Les passoires, c'est important.
Je ne conçois même pas qu'on puisse parler d'autre chose.
T'façons, ça fait des mois qu'il ne se passe absolument plus rien dans le monde, au point que je me demande comment les journalistes arrivent à farcir leurs canards (alors qu'un canard, ça se laque, c'est bien connu).
Alors, oui, peut être ais-je vaguement entendu parler d'un vague scandale nucléaire dans une centrale sexuelle au Japon, et d'une bactérie révolutionnaire Grecque provoquant de vagues troubles en Orient. Mais franchement, de là à parler d'"information" ?

Bref, passons, et revenons-en à, donc, ma passoire, justement.

A la maison, nous avons une passoire en plastique bleu.
Pour ceux qui n'en auraient jamais vu, il s'agit d'un ustensile en forme de casque qu'on peut se mettre sur la tête pour faire l'andouille, mais nous servant paradoxalement plus souvent à égoutter les nouilles (alors que c'est beaucoup moins ludique).
Cet ustensile remplissait parfaitement son office à ce jour.

Or, pour une raison totalement inexplicable, nous avons voulu remplacer icelle par une nouvelle passoire en métal, beaucoup plus classieuse. Que voulez-vous, la bataille sans fin contre l'embourgeoisement galopant est une dure lutte ponctuée d'échecs cuisants.

C'est ainsi qu'un jour funeste de débauche orgiaque (car nous avions aussi acheté un poulet rôti et des courgettes bio), nous ramenâmes fièrement du marché de la ville voisine une remplaçante rutilante, passoire neuve aux courbes généreuses, bombée et pleine de trous prometteurs, toute de chrome vêtue.

Mais à l'intronisation de l'impétrante belle, cruelle déception :


Le fond garde la flotte !!!
Super, merci, si j'avais su, j'aurais acheté une casserole.

Annonce : Ni les menaces ni la cajoleries ne semblant fonctionner sur cette prétentieuse à ce jour, je cherche un ouvrage de référence sur l'élevage et l'éducation des passoires chromées. Merci.

-

Ah, ça, quand on réclame du sujet de fond, faut pas se plaindre si je remonte un casier de vase !*

* Cette métaphore ne veut absolument rien dire.

P.S. : Bon, n'ayez crainte, je me rattraperai très bientôt en postant de mâââgnifiques photos de marmottes kromeugnonnes.


Vendredi 27 Aoû 2010

Symphonie en couac mineur

1er mouvement, allegro
Achat malin sur le net
de 15 kg de croquettes et d'un stock de litière pour mes crocodiles.
Hop, pas besoin de se déplacer - feignasse-geek-powaaa !

2nd mouvement, andante
Faire livrer au bureau
, pour éviter le petit papillon dans la boite aux lettres. Vous le connaissez, c'est le traditionnel :
"Je suis passé chez vous, vous n'étiez pas là gros loser, passez par l'enfer de la poste un samedi matin, hahaha.
Signé : votre livreur qui vous emmerde bien bas"
.
Alors que sur le lieu de travail, entre le concierge qui collecte le courrier 24h/24 et le couve jalousement, et les collègues qui se font livrer de la lingerie, des ballots de coke et des armes de guerre tous les jours, j'ai pas ce souci.
Haha, on me la fait pas, à moi !

3ème mouvement, paniquoso
Le jour de la livraison au bureau, réaliser que 15kg de croquettes, c'est lourd.

Et que deux sacs de litière pour le prix d'un, aussi.
Surtout à 14kg pièce.
43kg en tout à manutentionner à dos d'homme.

4ème mouvement, ohmondieumondieu
Découvrir qu'on avait commandé en plus un ÉNORME bac-à-caca king-size pour hippopotame - il était en solde, les dimensions n'étaient pas clairement indiquées... Le carton qui le contient fait 1m30 X 1m20 X 1m20. A peu près 2m3.
Le livreur à adoré - ça ne rentrait pas dans l'ascenseur, il est monté à pieds.

5ème mouvement, crétinissimo
Se retrouver bien embêté pour retrimballer tout ça chez soi, le soir, en métro.

Zanskar - janv 2009
Zanskar, rivière gelée, Janv-09.
Anil Ramantra Changpo rapporte 50kg de croquettes au village, et des pouic-pouics en caoutchouc pour ses yacks, afin que ceux-ci ne se fassent plus les sabots sur son couvre-lit en dentelle.

6ème mouvement, I'm a loser baby
- Les 28kg de litière minérale sont extraordinairement pré-parfumés. Procédé révolutionnaire pour contrer les odeurs : étouffer sous une odeur encore plus forte.
Ainsi ka sac de litière fraîche à peine ouvert dégage une puissante odeur d'urine de fauve rance à faire s'effriter les murs.
C'est une horreur.
Mais mes deux lynx du Bengale en sont enchantés : ils se roulent dans leur (ancien) bac-à-caca avec des feulements extatiques... Hïrk.
- Le nouveau "bac" n'entre nulle part, impossible à caser où que ce soit.
Il trône, immaculé, au milieu du salon.
On dirait un genre d'énorme téléporteur ovoïde, comme dans La Mouche.
En plus inutile.

Grand final, generosso

Je donne à qui veut une titanesque litière rouge et blanche, toute neuve, jamais servi, avec filtre à charbon anti-odeur turbo-ventilé et trappe battante king(kong)-size.

Idéale pour un tigre de belle taille, une famille de phacochères, un poney ou un bébé brontosaure.

Cadeau à venir chercher à la maison (pas d'envoi possible).
Prévoir un camion pour le transport.
Attention : usage en appartement exclu

.


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The Mönstrous Kazette von der Alpages

Et youpi tralala, Glürtenzfeildt ein that Mönstrous Kazette von der Alpages ! Un p'tit bouquetin découvre le monde... et le grand Nawak Universel. Curieux/se? Cliquez sur le mouton

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